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« Le luxe, c’est la liberté » – Romain Duris
L’appellation de pierre précieuse, dont l’usage a été officiellement restreint en France le 14 janvier 2002 désigne aujourd’hui les pierres gemmes formées dans des gîtes naturels.
Pour mériter cette appellation, les gemmes doivent être naturelles, d’une certaine dureté, ainsi que d’une relative beauté, elles sont donc assez rares. Une partie des pierres précieuses, en raison de leurs qualités exceptionnelles (pureté, rareté, qualité ou même histoire) sont qualifiées de joyaux.
On peut aujourd’hui citer –
- Diamant / Rubis / Saphir / Emeraude – les plus connues
- Tourmaline / Grenat (Tsavorite) / Tanzanite / Béryls (Aigue Marine / Quartz / Citrine / Lapis-Lazuli / Coraline / Jaspe) – les nouvelles
- Ambre / Corail / Nacre / Perle /Jais – les organiques
La dénomination de pierre précieuse ne peut s’appliquer qu’à un produit naturel.
La plupart des pierres précieuses proviennent de cristaux formés dans des roches en profondeur, mais il est possible d’en trouver en surface dans certains dépôts alluviaux (argile, boue), dans les kimberlites, dans le grès ou les conglomérats précambriens, dans le lit de certaines rivières ainsi que dans l’océan. L’extraction des cristaux, qui s’effectue pour la plus grande partie dans les mines, peut nécessiter des procédés coûteux et parfois dangereux, notamment si la pierre est dure à extraire.
Après leur extraction, les gemmes sont expertisées, et en fonction de leur qualité et de leur résistance (en général au moins 7,5 sur l’échelle de Mohs pour permettre la réalisation de bijoux durables) elles sont destinées à la bijouterie, à l’orfèvrerie et à la joaillerie, ou à d’autres applications si elles n’ont pas de valeur, comme le diamant en poudre ou les outils en diamant. Pour les rendre aptes au sertissage et au montage, les pierres sont taillées et parfois traitées au moyen d’un équipement spécialisé.
Depuis des siècles, les pierres précieuses sont considérées comme des objets de valeur, servant parfois de monnaie d’échange, portées par les monarques sur tous les continents. Elles sont aussi l’objet de plusieurs croyances folkloriques partout à travers le monde, et on leur octroie parfois des pouvoirs magiques et médicinaux.
Le système de classification des pierres précieuses a été révolutionné avec la venue de l’ère industrielle et de la science moderne, quand les éléments chimiques des cristaux ont été identifiés. Il a alors été établi, à l’instar des classifications précédentes, que la couleur d’une pierre précieuse ne déterminait pas nécessairement son identité, de fait, sous leur forme pure, certains minéraux sont incolores, mais la présence, ou les traces d’autres éléments chimiques qui se sont mélangés lors de leur formation leur confère une couleur particulière.
Les recherches sur les minéraux ont permis de différencier les gemmes en différents groupes en fonction de leur composition et non de leur couleur, diversifiant les catégories.
Avec le temps, un nouveau système de classification s’est développé, et avec lui, un nouveau système de valeur. La qualité d’une pierre précieuse est évaluée selon une série de critères, lesquels sont principalement le poids en carat, la couleur, la coupe et la clarté. Mis ensemble en rapport avec l’offre et la demande du marché, ces critères déterminent la valeur d’une pierre précieuse. En effet, une forte demande peut faire augmenter la valeur d’une pierre, en dépit de sa rareté moindre. La valeur des pierres précieuses dépend aussi de leur provenance et de leur lieu de vente, car l’offre et la demande varient selon les pays.
Dans la législation française, les appellations « pierre gemme », « pierre ornementale » et « pierre précieuse » sont regroupées sous l’appellation unique de « pierres gemmes » par harmonisation avec la nomenclature de la commission internationale de bijouterie, de joaillerie et d’orfèvrerie (World Jewellery Confederation ou CIBJO), qui ne distingue pas ces trois expressions. On peut néanmoins distinguer encore trois catégories avec les pierres qui leur sont propres.
L’appellation « pierre précieuse », officiellement abrogée par la législation en janvier 2002, est une dénomination historique qui s’applique en France.